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Alphabétisation des adultes_

Le projet d’alphabétisation des adultes a eu au départ un chronogramme qui favorise son exécution en plusieurs phases.

La phase d’élaboration d’un module de formation des alphabétiseurs sur le  VIH/Sida dans 3 des 8 territoires de la province du Sud-Kivu: Kalehe, Mwenga/Nord et Bukavu, la base avait émis un besoin d’avoir un module et une boîte à image sur le VIH/SIDA comme support pédagogique. L’équipe d’alphabétisation du Réseau d’Innovation Organisationnelle, avait dès lors élaboré un projet intitulé « Alphabétisation comme outil de sensibilisation dans le thème VIH/SIDA pour les analphabètes et leur entourage » et l’avait soumis à Difäm qui n’avait pas hésité à y répondre favorablement. Pour ce, nous remercions très sincèrement l’organisation Difäm pour avoir répondu positivement à notre demande de financement pour cette deuxième phase du projet. Il convient de rappeler que 250 modules comme support pédagogique ont été multipliés, les formations ont été assurées dans les cinq territoires notamment Walungu, Fizi, Uvira, Kabare–Nord, Mwenga-Sud et les actions de suivi ont été réalisées. Néanmoins, les défis à relever restent majeurs, entre autres : la multiplication des boîtes à images et les posters à soumettre à tous les cercles et la poursuite des formations.

Et pour atteindre ces réalisations, le RIO a collaboré avec les partenaires stratégiques suivants :

  • la coordination médicale de l’Eglise du Christ au Congo ;
  • le noyau professionnel alphabétisation de Bukavu et
  • les alphabétiseurs.

Ces deux derniers partenaires ont été considérés par le RIO comme des multiplicateurs de ses actions auprès de la population ; ils lui indiquent la dynamique dans laquelle évolue le contexte d’alphabétisation.

Certes, le RIO n’a pas été seul sur le terrain pour s’approprier les résultats. Il travaille à côté d’autres organisations qui prônent la prévention et la lutte contre le VIH/SIDA, l’éducation à la paix et le développement. Cependant, les initiatives et les actions de sensibilisation pour la prise de conscience doivent être encouragées pour consolider les avancées déjà enregistrées par le RIO et les organisations de la société civile en vue de diminuer sensiblement la propagation du VIH/SIDA et les conflits qui en découlent depuis plusieurs décennies.

C’est ce contexte de conflits, d’insécurité et de violences qui a produit des effets néfastes sur tout le plan et un taux élevé d’analphabétisme, en majorité les femmes. Les jeunes à l’âge scolaire ont connus un grand retard à cause des guerres et conflits armés à répétition à l’Est du Pays et qui ont atteint aujourd’hui 18 à 35 ans fréquentent les cercles d’alphabétisation pour leur rattrapage. Les violations des droits humains commises  en R.D. Congo ont créé une culture de violences sexuelles qui a engendré la déshumanisation de la femme. La plupart de ces actes sont commis par des bandes armées disséminées  à travers  les provinces de l’Est de la RD Congo,  des militaires de l’armée régulière ainsi que des personnes isolées.

Les pratiques des violences sexuelles ont sensiblement contribué à la propagation du VIH Sida et d’autres infections sexuellement transmissibles. Ces actes doivent êtres réprimés et bannies si nous  voulons rétablir un Etat de droit dans notre pays.

Il s’avère que  cette pandémie du VIH  Sida a connu une expansion jamais connue dans toutes ces années de guerre, de manière inquiétante. C’est pourquoi  les efforts ont été menés jusqu’à ces jours en vue de réduire et même  de combattre ce mal de siècle qui est un défi pour notre ère.

La femme qui vit sous le joug de cette  culture ne peut accepter  tout ce qui est soutenu dans la tradition. Cet état de lieu met en péril  l’avenir des enfants d’autant plus que la mère vit  dans une situation de désinformation alors que c’est elle la première éducatrice des enfants. Les séances d’alphabétisation  sont fréquentées par les femmes en majorité par les femmes. C’est pourquoi  les séances d’alphabétisation  restent un moyen sûr pour les atteindre  et leur donner un message  vrai, cohérent  qui convient sur le Sida.


 

L’objectif principal du projet est de contribuer à la réduction de la propagation du VIH/ SIDA à travers la vulgarisation des thèmes liés aux méthodes et techniques de prévention et la lutte contre le VIH/SIDA.

En termes d’objectifs spécifiques, le projet vise à :

  • Renforcer les connaissances des alphabétiseurs et apprenants sur la sexualité responsable afin de lutter contre les infections sexuellement transmissible et le VIH/SIDA ;
  • Rendre les alphabétiseurs de véritables pairs éducateurs pour la promotion des méthodes et techniques de prévention du VIH/SIDA dans la province du Sud-Kivu.

Il sied de noter que 80% d’adultes apprenants qui fréquentent les différents cercles d’alphabétisation sont des femmes chez qui, nous pensons, une fois l’information reçue, elle sera vulgarisée.

Les grandes activités ci-après auxquelles le présent projet réalise dans les 5 des 8 territoires de la province du Sud-Kivu:

-      Formation des alphabétiseurs sur les techniques et méthodes de prévention et de lutte sur le VIH/SIDA ;

-      Multiplication et distribution des guides ou modules sur le VIH/SIDA conçu à la première phase du projet ;

-      Conception et  production de16 exemplaires des boîtes à image et 16 posters ;

-      Organisation des descentes de suivi des résultats et évaluation en vue d’évaluer les effets sur la vie de la population.

Résultats attendus

  • des alphabétiseurs (hommes et femmes) sont aptes à former les apprenants sur les techniques et méthodes de prévention et de lutte contre le VIH/SIDA.
  • des alphabétiseurs formés améliorent leur prestation grâce à l’utilisation des guides des alphabétiseurs sur la thématique VIH/SIDA
  • une boîte à images conçue, produite et multipliée à raison de 16 exemplaires et distribuée dans les cercles d’alphabétisation
  • des apprenants reconnaissent l’existence et le danger du VIH/SIDA et s’engagent dans les actions des sensibilisations en famille et dans leurs villages.

Depuis la mise en place du projet Alphabétisation comme outil de sensibilisation dans le thème VIH/SIDA pour les analphabètes et leur entourage, il est important de montrer ici les quelques leçons tirées et qui poussent le RIO à continuer ces interventions au sein des cercles d’alphabétisation des adultes dans la province du Sud-Kivu :

  • Les formations, les boîtes à images et les modules sur la thématique VIH/Sida ont été bien accueillis par les alphabétiseurs, les apprenants et par les leaders d’opinions dans les territoires de Fizi, Kabare, Mwenga, Uvira et Walungu ;
  • Nécessité de traduire le module en swahili une langue utilisée dans l’apprentissage;
  • Mise en place des mécanismes de suivi dans les cercles d’alphabétisation ;
  • Multiplication des boîtes à images dans tous les cercles avec des posters à installer dans les grands centres de chaque territoire pour la sensibilisation de masse dans le cadre de la lutte et la prévention contre le VIH/SIDA avec un message précis et conçus ;
  • Les alphabétiseurs et les apprenants s’approprient les acquis de la formation, ils ont commencé aussi les sensibilisations dans les églises et dans les différents groupes dans leurs villages ;
  • Deux filles professionnelles de sexe ont abandonné ces activités au profit du petit commerce de beignets après avoir suivi une séance de sensibilisation sur les conséquences du VIH/SIDA à Mwenga ;
  • La compréhension et la connaissance du VIH/SIDA sont accrues et la réduction des violences présomptives à la sorcellerie dans les territoires ;
  • Les apprenants ont émis les vœux de produire les livrets pour leur permettre de lire et d’être davantage informer;
  • Organisation des formations de recyclage et de renforcement des capacités sur le VIH/SIDA et d’autres thématiques des alphabétiseurs  et apprenants de la province du Sud Kivu ;
  • La nécessité d’accompagner les initiatives locales de développement mis en place par les cercles d’alphabétisation ;
  • Les gens qui considèrent le VIH/SIDA comme tabou, ont commencé à discuter sur la sexualité et certaines prennent le courage de se faire dépister.

Recherche action participative Mines Mwenga

Il s'agit de la recherche qui fait participer les habitants autour des sites miniers en territoire de Mwenga.

Nous pouvons dire que du chef du village au simple habitant, tous sont invités à participer activement aux différentes activités.

 

LPGE

Le projet de Lobbying et plaidoyer pour la gouvernance au Sud-Kivu est à sa deuxième phase depuis le mois de janvier 2013. Il tire son origine, d’une part, des résultats de la recherche que le RIO avait organisée en 2007-2008 en territoires de Mwenga et de Shabunda sur l’Impact de l’exploitation minière artisanale sur les conditions de vie socioéconomiques des exploitants miniers et des populations riveraines ; de l’autre, de la capitalisation des résultats de la première phase du projet réalisée durant l’année 2012.

Le Projet de Lobbying et plaidoyer pour la gouvernance économique au Sud-Kivuest une action initiée par le RIO depuis janvier 2012. Il a été conçu pour trois ans et vise l’objectif global ci-après :

D’ici trois ans, au moins 80% des familles des communautés territoriales de Fizi, de Mwenga et de Shabundaont accès aux services sociaux de base (soins de santé, éducation de qualité, environnement ou cadre de vie entretenu et viable, etc.).

A l’heure qu’il est, le projet se trouve à la fin de sa deuxième phase. Bon nombre d’activités ont déjà été réalisées alors que d’autres restent à exécuter dans la phase 3.

Avant de poursuivre notre parcours, nous avons estimé utile de nous arrêter un peu, revisiter le contexte en vue de recadrer les tirs, corriger les failles et baliser le chemin pour l’enrichissement de la qualité des résultats et nous assurer d’un bon démarrage de la phase 3 de ce projet.

Au terme de ces 2 phases de ce projet, le contexte dans les trois territoires bénéficiaires de cette action est caractérisé par les faits suivants :

  • Les tracasseries de divers ordres orchestrées par les autorités locales, des services de Mines, du SAESSCAM, de l’armée, de la Police et des groupes armés : Ces tracasseries s’observent dans les différentes perceptions des taxes par les différents acteurs précités. Certaines autorités interfèrent dans la perception quand bien même ils n’en ont pas qualité ; c’est le cas des autorités locales, les autorités militaires, celles de la police, des services de la Sécurité (Agence Nationale des Renseignements « ANR » et Direction Générale de Migration « DGM ») etc. Tout comme plusieurs services de l’Etat opérationnels dans les carrés miniers sont caractérisés par un faible niveau de collaboration, ce qui contribue au maintien des perceptions des taxes illégales.

D’autres taxes sont parfois revues à la hausse par ces mêmes acteurs au mépris du contenu de la nomenclature des taxes telle que prévue par l’autorité provinciale. A titre illustratif, en avril 2013, un artisan minier de Misisi nous a confié avoir donné 210.000Francs congolais en guise de payement d’une taxe légalement fixée à 75.000Francs congolais. Par ailleurs, ces mêmes autorités, surtout les chefs locaux (chefs de collectivité, des groupements, les chefs militaires et de la Police) sont propriétaires des carrés miniers lesquels sont pour la plupart exemptés de tout payement rendant inefficace tous les efforts de l’Etat en matière du civisme fiscal.

A côté de ces autorités légalement établies, existent les groupes armés locaux et étrangers qui, en quête de la ration pour nourrir leurs hommes de troupes, rançonnent les artisans miniers et/ ou érigent des barrières sur les chemins donnant aux carrières minières. C’est le cas à Shabunda des barrières érigées le long de la rivière Ulindi, sur la route de Nduma à Lulingu à Maimingi et vers Mapimo. Pour le territoire de Fizi, c’est le cas de la grande barrière qui ouvre sur la mine de « Chez Babu » et à la carrière « Miba » àMisisi. Il en est de même en territoire de Mwenga où l’accès à la mine de Mobale et de Lugushwa est conditionné par certains payements.


 

  • La multiplicité des taxes et le faible niveau de transparence dans la perception et la destination : Comme soulevé ci- haut, la multiplicité de taxes et le faible niveau de transparence dans la perception et destination des taxes perçues est un autre fléau qui gangrène le secteur minier dans les trois territoires concernés par le projet.

Les taxes à percevoir dans les carrés miniers sont celles reconnues dans la nomenclature des taxes élaborée par l’autorité provinciale. Cependant, dans les carrés miniers de trois territoires où est implémenté le projet, il s’observe une multiplicité de taxes, leur majoration et une multiplicité de services non concernés qui s’ingèrent dans leurs perceptions. Exemple, les services de la Police, l’ANR, la DGM, l’Armée etc. font percevoir des taxes sans preuve de payement. Les recettes issues de ces perceptions sont plus  destinées à garnir les poches des autorités situées à des niveaux différents niveaux de l’administration et presque rien n’est réservé au trésor public. Et pour aller plus loin, il y a certains payements qui se font en nature, cela pour expliquer combien les recettes de l’Etat sont détournées et les communautés, privées de jouir de revenus issus de leurs ressources. Il a été observé des cas du genre dans les sites de Mukera, Misisi, Shabunda, Kamituga et Lugushwa où ces pratiques sont très courantes, contribuant ainsi davantage à biaiser la traçabilité des recettes issues de l’exploitation minière, consacrant la non transparence dans la gestion des taxes perçues et mettant en mal la bonne gouvernance économique.

  • Niveau élevé de l’ignorance de la législation minière par la population : S’il est actuellement observé la non transparence dans la perception et la gestion des taxes du secteur minier, cela est consécutif au niveau élevé de l’ignorance qui caractérise les exploitants miniers des territoires de Fizi, Mwenga et Shabunda. La nomenclature ainsi que d’autres outils juridiques régissant le secteur minier sont disponibles dans les bureaux administratifs desdits territoires. Les problèmes se posent au niveau de leur exploitation et leur utilisation par les exploitants miniers composés en majorité par des analphabètes qui ne savent ni lire ni écrire. C’est d’ailleurs là, la raison de l’intégration du volet alphabétisation thématique dans ce projet. Cette alphabétisation qui accompagne la mise en œuvre du projet LPGE et qui a déjà donné des fruits en assurant la formation de plus ou moins 80 alphabétiseurs répartis dans les sites de Fizi, de Kamituga et de Shabunda.

A cause de ce déficit, un taxateur de Misisi avait fait payer à un exploitant minier une taxe de 210.000Francs congolais au lieu de 750Francs congolais prévus dans la nomenclature !

  • Présence des enfants dans les carrés miniers : Dans la première phase du projet de même que dans la deuxième phase, nous avons constaté la présence massive des enfants dans les carrés miniers. Certains creusent du sable pour en extraire de l’or, d’autres, assistent leurs parents qu’ils aident dans les travaux de puisage d’eau ou de transport des quartzs des gites d’extraction vers les points de nettoyage. Les plus petits et ou petites sont positionnés sous l’ombre aidant leurs mamans à prendre soins de leurs bébés. Un directeur d’école que nous avons interrogé, nous a confié que le degré de déperdition des enfants dans les écoles des entités minières est plus élevé ; il s’accroit au fur et à mesure qu’on découvre de nouveaux chantiers riches en or ou en cassitérite. Durant les vacances a-t-il ajouté, les enfants sont plus nombreux dans les carrés miniers que les adultes. Selon la même source, les causes à la base de cette déperdition sont la pauvreté des parents paradoxalement à la richesse minière de ces sites respectifs et le goût de « l’argent facile » que procurerait l’exploitation artisanale des minerais. Cet argent acquis « facilement » a entre autres comme conséquences : les mariages précoces, l’ivrognerie des jeunes gens et l’activisme sexuel tous sexes confondus.

Aussi, la qualité de l’enseignement dans ces coins reste-t-il à désirer; les enfants étudient dans des classes sans pupitres ni chaises, ni bancs ni tables ; ces conditions dénotent d’un enseignement de faible facture.


 

  • Des femmes soumises à des durs travaux et à l’activisme sexuel

Dans les mines de Fizi, de Mwenga et de Shabunda, les conditions de travail des femmes sont très difficiles. Elles sont actives dans le creusage des minerais, le transport des quartz et le puisage d’eau pour le nettoyage des minerais. Bien que rudes soient les tâches auxquels s’emploient les femmes, leur rémunération demeure cependant insignifiante. Ces dernières sont utilisées comme des porteuses des colis du sable à des longues distances séparant le gîte minier du lieu de nettoyage.

A titre illustratif dans certains sites miniers de Shabunda, pour le transport de 10 bassins de sable, une femme perçoit deux mille Francs congolais. Outre le portage, la femme est également utilisée pour les travaux de puisage d’eau. Pour ce travail, elles perçoivent huit mille francs congolais par jour. D’autres s’occupent de la vente des différents produits manufacturés et alimentaires dont les creuseurs ont besoin dans les carrés miniers.

Les femmes sont aussi, malheureusement, objet d’exploitation sexuelle dans les gîtes miniers. Elles sont souvent mises à la disposition des agents des Services de Mines qui en abusent lorsqu’ils sont en mission dans des chantiers miniers. Dans ces circonstances, elles jouent le rôle de matériel de jouissance qu’elles sont traitées sous le concept de « état de besoin ». C'est-à-dire l’agent de l’Etat en mission indique lui-même la femme de son choix avec laquelle il aimerait jouir durant son séjour ; celle-ci est réquisitionnée (avec ou contre son gré) par le propriétaire du puits pour être mise à la disposition de l’agent en question. Les femmes se servent des recettes qu’elles réalisent pour payer les études de leurs enfants et assurer la survie de leurs familles.

Cependant, loin de leur procurer le bonheur, leur travail dans le secteur minier est à la base de plusieurs difficultés dont elles sont victimes à savoir : l’instabilité dans leurs foyers dont les conséquences sont les divorces consécutifs aux mauvaises conduites affichées par celles-ci dans des chantiers miniers et la propagation du VIH/SIDA. Une autre difficulté à laquelle font face ces femmes, c’est la présence des débiteurs insolvables qui entravent la bonne marche de leurs affaires.

Quant à savoir pourquoi ces femmes s’accrochent aux activités de ce secteur, elles ont répondu qu’à travers ces activités elles gagnent des intérêts doublés voire triplés qu’elles ne sauraient abandonner ce travail.

Cependant quelques notes roses méritent d’être relevées dans la vie de ce projet bien que n’étant pas encore à son terme.

Il a été remarqué ce qui suit : 

  • Les artisans miniers revendiquent et prennent le dessous

Après une série d’activités menées dans le cadre du projet LPGE, en l’occurrence, la vulgarisation des textes et instruments légaux relatifs à l’exploitation artisanale des minerais, les artisans miniers ont commencé à revendiquer convenablement concernant les payements des taxes.

A Shabunda, le modérateur du Pool d’Intérêts Economiques de cette contrée tient en haleine les agents des services des Mines qui faisaient percevoir aux exploitants des taxes dont la valeur était revue à la hausse en leur opposant le contenu de la nomenclature. Ceci est une marque de l’appropriation des instruments juridiques par les exploitants miniers.

A Kamituga, les exploitants artisanaux se sont insurgés contre le préposé aux mines suite à des taxes fantaisistes leur imposées par ce dernier jusqu’à le traduire en justice ; ceci témoigne d’une certaine prise de conscience de la part des artisans miniers qui apprennent au fur et à mesure à vivre la bonne gouvernance économique.

A l’heure qu’il est, à Mukera et à Shabunda précisément, les modérateurs des Pools d’Intérêts économiques sont souvent aux prises avec les Chefs d’Antennes des Mines dans le but de corriger cette multitude de taxes illégales souvent imposées par ces derniers, ce qui, à leurs yeux apparaît aujourd’hui comme des actes de séquestration. Cependant, les administrateurs de ces deux entités ont exprimé au RIOleur satisfaction quant au travail des membres des Pools d’Intérêts Economiques de leurs entités respectives.

  • Sensibilisation des artisans miniers par les membres des Pools d’Intérêts

Les textes des lois sur l’exploitation artisanale des minerais ayant été mis à la disposition des trois Pools d’Intérêts Economiques, les membres de ces derniers s’activent dans le travail de sensibilisation à travers différentes carrières d’exploitation. Les membres du Pool de Shabunda affirment avoir terminé la première ronde des carrières identifiées pour ce faire et envisagent reprendre le même exercice pour un second tour. Il en est de même à Fizi, à Kamituga et à Lugushwa.

A cette sensibilisation de proximité s’ajoute la sensibilisation par les médias. Trois maisons de presse ont été mises en contribution pour une sensibilisation à vaste échelle et dont les fruits sont actuellement visibles. Outre cette sensibilisation, les membres des pools s’activent à sensibiliser les exploitants artisanaux à se faire identifier au SAESSCAM.

  • Des artisans miniers alphabétisés sur la thématique

Des exploitants miniers jadis illettrés, ne connaissant ni lire ni écrire sont aujourd’hui entrain de sensibiliser leurs pairs sur les lois et la nomenclature des prix grâce aux efforts d’alphabétisation fournis par le projet LPGE. Dans l’ensemble 175 personnes ont été alphabétisées lors de ces 2 premières phases du projet LPGE.

  • Les trois pools d’Intérêts économique fonctionnels sur la voie de la légalisation

Les Pools d’Intérêts Economiques mis en place dans les territoires de Fizi, de Mwenga et de Shabunda sont devenus opérationnels et se sont déjà dotés d’instruments juridiques en vue de leur reconnaissance respective. Ils se sont successivement dotés de statuts et de règlement d’ordre intérieur, outils de nature à renforcer leur voie de se constituer en nouvelles initiatives locales de développement.

  • Du point de vue sécuritaire, les territoires de Fizi, de Mwenga et de Shabunda ont depuis un certain temps vibré au rythme de l’activisme des divers groupes armés dont la finalité était l’auto-défense de leurs communautés vis-à-vis de l’arrivée imminente dans ces territoires d’autres éléments armés, dont éventuellement ceux de la rébellion du Mouvement du 23 mars, connu sous l’appellation M23.

Leur présence a été à la base des différentes violations des droits humains observés ci et là dans ces territoires : des coupeurs des routes, des violeurs, des pilleurs, des incendies des villages etc.

Aujourd’hui, suite à la défection des éléments du M23, et grâce à l’appui de la Brigade Spéciale des Nations-Unies aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo « FARDC », le paysage sécuritaire a positivement changé ; la paix revient petit à petit et les populations peuvent aisément vaquer à leurs occupations.

Sauf dans certaines contrées des territoires de Mwenga et de Fizi où sont signalés des éléments des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda« FDLR ». Ces derniers ne sont pas tout à fait localisables car ils sont tout le temps en mouvement à la recherche des cachettes sures fuyant de devenir des cibles des éventuelles attaques de la force d’intervention de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo « MONUSCO » et des FARDC

Construction CRP

Les données seront en ligne dans peu de temps....